Leonardo Padura

Leonardo Padura – source wikipedia – sous licence CC

La découverte pour moi de cet auteur cubain à été LA claque de 2020 (qui en compte pourtant bien d’autre…).

J’ai abordé son oeuvre (et pris une première claque donc) avec “Le palmier et l’étoile”, roman historico-policier autour du poète, cubain, José Maria Heredia. Puis je suis passé à sa tétralogie “les quatre saisons” où apparaît son “héros” le policier (puis ex-policier) Mario Conde qui se définit lui-même comme hétéro-macho-stalinien alcoolique. J’étais devenu, et suis resté, totalement accro de l’écriture, des personnages, d’un écrivain.

Comme toujours chez les plus grands, un “polar” ne se limite pas à une simple enquête policière (même si Padura manie avec brio le suspens). Il s’agit avant tout de personnages, de lieux, d’appréhender le réel au travers de la fiction.

Et avec lui, c’est tout un peuple, toute une île (ô combien importante dans son oeuvre) qui se met à vivre sous les yeux du lecteur. Ses livres sont avant tout une ode à l’amitié, à la bonne chaire (ici, les lecteurs de Jim Harrison ne seront pas perdus), à tout un peuple pour lequel il ne cache pas son admiration et sa tendresse. Autre “figure” à la dramatique présence dans son oeuvre, l’exil. Celui de celles et ceux qui fuient l’île et sa misère palpable à chaque page, sur des radeaux improbables (une baignoire…), et l’exil intérieur des réprouvés du régime.

À ce jour, j’ai dévoré toute son oeuvre publiée en France (Joie! on annonce la parution en août de cette année d’un nouvel opus), et si fermer l’un de ses ouvrages vous met en état de manque, vous imaginez quel peut-être le mien aujourd’hui…

En France, Leonardo Padura est édité aux éditions Métaillé.

Bref, toute bonne bibliothèque se doit d’avoir sur ses rayonnages toutes les œuvres de cet écrivain majeur!

J’espère vous avoir convaincu. Et si le cas, vous qui allez commencer à le lire, je n’ai qu’un mot à vous dire: Veinards!

Bonne lecture et à bientôt!

Eric

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